Mais n'habite malheureusement pas qu'en Transylvanie.
Il regarde le Vrai Monde de ses yeux ensanglantés,
Il se pose en menace pour notre communauté.
Ses lèvres rouges - sang tranchent avec son teint blême,
Il est le facteur multiplicatif du problème.
Casse-tête pour les nains responsables du recensement,
Son taux de reproduction se décuplant constamment.
Le malin veut te faire boire de l'alcool
Pour te faire à ton tour jouer son rôle
Partager son lourd fardeau
En te mordillant de bas en haut.
A plusieurs, les croix sont moins lourdes à porter
Il cherche l'âme pure à détourner.
Il traque la faille dans la cuirasse
Pour mieux attaquer de pleine face.
Sa morsure est discrète et subtile
Mais le venin toujours irréversible.
Petit à petit, habilement, il s'immisce
Il inonde sa proie d'une corrosion destructrice.
Chaque chauve-souris humaine
N'est qu'une victime du phénomène.
On peut néanmoins la blâmer
D'être paralysée, incapable de la moindre réactivité.
Se reproduire plutôt que de chercher à se soigner,
Continuer le cercle en pure passivité.
Plutôt que de pervertir les pucelles immaculées
Il serait bon de trouver sa gousse d'ail pour se protéger.
Le vampire ne peut se regarder dans le miroir :
Il ne peut supporter le reflet de son désespoir.
Son espérance de vie n'est pas infinie
Car s'il ne parvient pas à contrôler son esprit
En plein c½ur, sa croix finira par se planter
Le laissant dans ses tourments pour l'éternité...
Ame pure, c'est à toi que je m'adresse :
Quand le vampire te décline sa sainte- messe,
Son discours de pitié qu'il connaît par c½ur,
Par pitié, réponds-lui d'aller paître ailleurs,
En effet, rien ne peut s'avérer plus dangereux
Que de vouloir aider un vampire malheureux